juillet
20
Jaime.monchat deviendra possible...
Article de Slate.fr
Vous pourrez bientôt acheter des domaines en .votrenom, .america, .cequevousvoulez. Un conseil: évitez.
En 1996, Microsoft a racheté le domaine Slate.com à un certain John Slate. Lorsque le Web n'en était qu'à ses balbutiements, cela payait d'avoir son propre nom de domaine en .com. Pourquoi? Quand vous mentionnez le nom propre slate dans une conversation, il peut s'agir d'un restaurant dans le Maine; un designer de meubles dans l'Illinois; une espèce particulière de dinde; une salle privatisable à New York; le journal des étudiants de l'université de Shippensburg, en Pennsylvanie; ou bien un webzine fondé par Microsoft. Grâce au contexte, les humains comprennent rapidement à quoi vous faites référence; pas les ordinateurs.
Dans notre exemple, le premier à acheter le domaine Slate.com verrait donc son trafic décuplé grâce aux internautes à la recherche de tous ces autres slates. Ces analogies ont fait exploser le nombre de procès autour des noms de domaine au cours de ces dernières années, et par la même occasion vu émerger des petits malins cherchant à abuser du système. On les appelle les «cybersquatteurs». Il fut un temps où ils pouvaient se faire beaucoup d'argent en achetant des domaines portant le nom de multinationales aux poches pleines de billets, et en leur revendant ensuite à prix d'or. (Ce que ne fit pas John Slate, puisque les avocats de Microsoft l'approchèrent sans révéler le nom de leur employeur).
Suite de l'article sur Slate.fr
Vous pourrez bientôt acheter des domaines en .votrenom, .america, .cequevousvoulez. Un conseil: évitez.
En 1996, Microsoft a racheté le domaine Slate.com à un certain John Slate. Lorsque le Web n'en était qu'à ses balbutiements, cela payait d'avoir son propre nom de domaine en .com. Pourquoi? Quand vous mentionnez le nom propre slate dans une conversation, il peut s'agir d'un restaurant dans le Maine; un designer de meubles dans l'Illinois; une espèce particulière de dinde; une salle privatisable à New York; le journal des étudiants de l'université de Shippensburg, en Pennsylvanie; ou bien un webzine fondé par Microsoft. Grâce au contexte, les humains comprennent rapidement à quoi vous faites référence; pas les ordinateurs.
Dans notre exemple, le premier à acheter le domaine Slate.com verrait donc son trafic décuplé grâce aux internautes à la recherche de tous ces autres slates. Ces analogies ont fait exploser le nombre de procès autour des noms de domaine au cours de ces dernières années, et par la même occasion vu émerger des petits malins cherchant à abuser du système. On les appelle les «cybersquatteurs». Il fut un temps où ils pouvaient se faire beaucoup d'argent en achetant des domaines portant le nom de multinationales aux poches pleines de billets, et en leur revendant ensuite à prix d'or. (Ce que ne fit pas John Slate, puisque les avocats de Microsoft l'approchèrent sans révéler le nom de leur employeur).
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